Environnement

Bergerac n’est plus une ville fleurie

La fin de la labellisation Villes Fleuries pour Bergerac a de quoi provoquer consternation et de colère face à cette décision unilatérale prise par la majorité municipale. Nous nous privons d’un atout bien nécessaire à la réussite du projet cœur de ville.

Bergerac détenait depuis de très nombreuses années le label des 4 fleurs, au titre du concours national des villes fleuries. En 2014, venant couronner un engagement remarquable en faveur de la gestion différenciée et de la biodiversité, la Ville se voyait attribuer l’attribution d’une Fleur d’Or pour récompenser et saluer les efforts déployés. Le travail des équipes municipales des espaces verts était reconnu. L’impulsion et le travail de coordination menés remarquablement par Christian SAUBADU y trouvaient une juste reconnaissance.  C’est donc naturellement un crève-cœur que de voir abandonner cette politique. Elle avait fait notre fierté et témoignait de notre savoir-faire. Et qu’on m’évite les carabistouilles habituelles sur l’absence de visibilité du label des villes fleuries. Ce réseau est reconnu. Je peux témoigner quel effet positif fit notre démarche des 4  fleurs devant le jury du Ministère de la Culture, à Paris, lorsque Bergerac a été reconnue comme Ville d’Art et d’Histoire. Nous étions à la hauteur de notre grande tradition horticole portée par les familles PERDOUX ou DESMARTIS…  Le label des 4 fleurs contribue à l’attractivité touristique et surtout il donnait du bonheur quotidien aux Bergeracois en améliorant leur cadre de vie.  

Et c’est bien sur ce dernier point que la décision de la majorité municipale est consternante tant elle méconnaît le sens profond des actions que le label des villes fleuries soutient : favoriser l’insertion sociale par la pratique du jardinage, développer la qualité de l’accueil par des ambiances agréables, une identité paysagère, des parcs et jardins à découvrir, et enfin respecter l’environnement par des modes de gestion respectueux des ressources naturelles, des actions en faveur de la biodiversité, des espaces naturels à découvrir….

Alors oui, quelle erreur politique majeure que d’avoir abandonné le label des 4 fleurs. Quelle faute morale que de ne pas se soucier de l’amélioration du cadre de vie des bergeracois et de l’environnement par une politique des espaces verts adaptée.  Quel sentiment de gâchis et surtout que d’incertitudes quant au devenir des agents municipaux dédiés aux espaces verts et aux serres horticoles. Leurs savoir-faire et leurs compétences font l’honneur de notre fonction publique territoriale bergeracoise. Ils peuvent compter sur toute ma détermination et mon engagement pour leur permettre de renouer avec les missions qui faisaient la fierté de notre ville.

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