Economie

La maison Leydier à Bergerac.

On ne retient de la Maison Leydier que sa façade du 19ème  à l’abandon et donnant sur la rue Neuve d’Argenson, jouxtant l’Hôtel de Ville. Alors que l’ensemble de l’édifice menace ruine, c’est l’arrière dudit bâtiment qui s’est effondré.

L’accident aurait pu être dramatique mais fort heureusement les dégâts ne sont que matériels. Mais quel gâchis dans la gestion de ce dossier. Un petit rafraichissement de mémoire est nécessaire. Daniel Garrigue venait à l’époque d’être élu Conseil général de Bergerac 1. Il s’était alors emparé de ce dossier pour en faire un élément de polémique, de guérilla politique. Le résultat est cet état d’abandon, cet effondrement comme le symbole des ambitions et des projets de l’actuelle équipe municipale vis-à-vis du Centre-ville.

De 2010 à 2011, Fabien RUET avait beaucoup travaillé sur le devenir de ce site. Sa localisation en Centre-ville en faisait un espace stratégie au carrefour entre le quartier du foirail  et le Vieux Bergerac. Sans intérêt patrimonial particulier, l’immeuble LEYDIER pouvait laisser la place à un projet immobilier d’accession à la propriété avec un rez de chaussée commercial. C’est avec un promoteur-constructeur local que le travail de réflexion avait été mené. C’est en lien direct entre un architecte régional de talent et l’architecte des Bâtiments de France qu’ils avaient longuement échangé quant au parti-pris architectural à engager. Créer du patrimoine contemporain était un bel enjeu pour redynamiser le Centre-ville. Amener de nouvelles familles, en accession à la propriété, était nécessaire pour apporter une autre mixité sociale et du pouvoir d’achat sur Bergerac. Mais non, Bergerac se payait le luxe d’une polémique digne de la pyramide du Louvre, mobilisant jusqu’à… 20 personnes au plus fort de la contestation. Mais sous le coup d’une menace d’un recours devant le tribunal administratif, le promoteur finissait par renoncer et notre Centre-ville perdait encore une occasion de trouver un vecteur efficace de développement, pris en otage par des passions stériles.

Alors oui, vraiment, à l’annonce de cet effondrement, nous ne pouvions qu’éprouver de la déception pour l’immense gâchis autour du projet de la Maison Leydier et juste rappeler que certains avaient sans doute un peu raison à l’époque… Il semble plus utile d’avoir de l’ambition pour sa Ville que pour soi-même.

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