Sports

Un stade d’athlétisme attendu depuis si longtemps

Lundi 1er juillet 2019, le Bergerac Athlétique Club organisait son Assemblée Générale, avec une première partie de réunion publique. Thierry LARELLE, fort de son engagement associatif et de ses qualités professionnelles de médecin des sports revenait sur le serpent de mer du stade d’athlétisme à Bergerac.

L’annulation brutale de la course de la Cavaille par la Mairie de Bergerac avait été un cruel désaveu de la politique menée ces dernières années, comme un saisissant résumé de l’absence de choix en matière d’infrastructures sportives sur Bergerac. Comme il était facile de parler de stade d’athlétisme et de focaliser l’attention sur ce projet depuis des décennies et de ne pas avancer sur l’entretien et le développement d’infrastructures adaptées aux pratiques sportives.  Aujourd’hui, beaucoup aimeraient un éventuel transfert à l’agglomération ; facile, trop facile que de renvoyer aux autres un dossier qui n’a jamais vu le jour et qui fut évoqué pour la première fois en 1996 avec la venue de Guy DRUT, alors ministres des sports.  1996, avec un jeune maire du nom de … Daniel GARRIGUE…, comme un aveu de bilan qui malgré les alternances laisse la place au vide et aux découragements des bénévoles. Étrange que de faire autant de surplace quand on parle d’athlétisme… dans une ville où il n’y a même plus d’adjoint aux sports depuis la démission d’Alain Gipoulou.

L’annulation de la course de la Cavaille n’était pas anecdotique. Elle en disait long sur les capacités d’organisation et de réactions de la Ville de Bergerac pour des manifestations sportives. Dans un passé pas si lointain, nous étions une référence en la matière. Les responsables de l’organisation du Tour de France en ont témoigné. Reste que le mal est fait avec à la fois une gifle infligée aux bénévoles de l’association, une très mauvaise image pour les participants à la course, et des articles de presse qui donnent l’impression d’une municipalité qui se dédouane complètement en rejetant la responsabilité sur ses services… Or, c’est tout le contraire qui devrait être fait.

L’annulation de la course de la Cavaille n’aura été que la goutte d’eau qui fait déborder le vase. C’est le tragique aboutissement de plus de vingt ans d’indécision politique en matière d’athlétisme ; le prix à payer d’une confusion ou d’une illusion politique entre compétitions et pratiques sportives. A force de s’être focalisé sur un stade d’athlétisme, on a fini par oublier les pratiques sportives nécessaires au quotidien autour de l’athlétisme. Le bilan en la matière est édifiant : une piste cendrée à Gaston Simounet hors d’âge, une piste finlandaise détériorée, une pratique du javelot et du disque sans sécurité, un sautoir transformé en crottoir à chiens… comme il faut du courage et de l’abnégation pour continuer à animer une association sportive dans de telles conditions. Et que dire de nos jeunes sportifs qui ne partent pas à armes égales avec de telles infrastructures dès lors qu’ils se rendent en compétition.

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