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Témoignage : étudiant bergeracois à Bordeaux et les règles sanitaires COVID 19

Comme Antoine, ils sont des centaines de jeunes Bergeracois à accomplir leurs études universitaires sur Bordeaux. Ils ne tardent jamais à rentrer sur Bergerac, la plupart du temps dès le vendredi soir. Alors que les vacances universitaires ont commencé, Bergerac avec Confiance – L’info avait envie de recueillir leurs témoignages : jeune étudiant bergeracois à Bordeaux, à l’heure de la COVID.

Il nous a donné rendez-vous, une fin d’après-midi, au cœur de Bordeaux, un vendredi. Le port du masque est obligatoire dans la rue. Les rappels à la distanciation physique sont omniprésents. Les cours sont finis. Son sac est bientôt prêt. Antoine ne va pas tarder à rentrer sur Bergerac : « pour retrouver la famille, bien entendu, mais aussi les copains. C’est important de se retrouver autant que possible. » Il faut dire que cette première année universitaire est particulière à plus d’un titre et le jeune étudiant analyse avec lucidité et humour la singularité de la situation. Entre loisirs restreints et multiplication des enseignements en ligne, cette année universitaire ne ressemble à aucune autre.

Quelques enseignements sont maintenus en présentiel. C’est le cas pour la totalité des travaux dirigés. La plupart des cours magistraux sont postés en ligne, via internet : à charge pour les étudiants de pouvoir se connecter et s’organiser en conséquence : « dans une certaine mesure, c’est un confort d’écoute et de travail, puisque nous avons la possibilité d’appuyer sur pause pour mieux prendre nos notes, voir pour cherche à comprendre certains termes ». Mais attention, les cours sont seulement disponibles une semaine ; gare aux distraits.

Livrés à nous-mêmes sur Bordeaux, nous sommes supposés faire l’apprentissage de l’autonomie. Mais avouons-le, avec les restrictions imposées par la COVID, c’est quand même plus facile.

Antoine GRENIER

Reste le problème de l’accès aux livres comme support physique. Les principales bibliothèques universitaires sont fermées et tous les ouvrages ne sont pas forcément accessibles de manière numérisée. Là encore, les choses s’organisent : « avec les anciens étudiants, il y a la possibilité de pouvoir récupérer des bouquins d’occasion. Cela reste une solution pour ceux qui n’ont pas trop les moyens d’acheter beaucoup de livres ».

Le lien entre étudiants, justement, parlons-en. A l’heure des restrictions de déplacements, de la multiplication des cours à distance, les jeunes s’organisent. « Il existe des boucles d’étudiants sur les réseaux sociaux. Nous avons aussi créé nos propres boucles via Whatsapp, notamment. Même les enseignants nous ont encouragé à le faire ». Reste la question des soirées étudiantes. « On ne va pas se le cacher, quelqu’un qui veut faire la fête à Bordeaux, peut y arriver sans souci ». Les bars ferment à 22 h, les règles sont respectées. Restent les soirées privées… Antoine n’élude pas le sujet : « bien entendu, qu’elles existent. Mais sérieusement, moi je préfère revenir à Bergerac pour retrouver les copains. Et franchement, on fait attention. » Beaucoup d’espaces de loisirs sont fermés. Antoine n’a ainsi plus accès à la salle de sports proche de chez lui.

Quelles conséquences aura la COVID 19 sur cette vie étudiante, sur cet apprentissage de l’autonomie et d’une certaine idée de la liberté ? C’est peut-être nous, leurs ainés, qui mesurons le plus la chance que nous avions. Alors oui « il est temps d’en finir avec cette saloperie. Franchement, ça saoule ».

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