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Rencontre avec Raphaël KAFKA, le trublion de la Madeleine.

Nombreux sont les bergeracois qui ont entendu parler de lui. Atypique, innovant, attachant, précurseur parfois, Raphaël Kafka n’a pas fini de faire parler de lui dans la cité de Cyrano. Il est originaire d’ici et ses très nombreux voyages l’ont largement inspiré dans la création de ses différentes activités professionnelles. La Kour, le restaurant, est sa dernière réalisation.

On l’a connu comme créateur de mode. Mais c’était oublié, un peu vite, qu’il avait déjà été reconnu parmi les jeunes « meilleurs apprentis de France » en service et hôtellerie. Il s’installe pourtant à la fin de l’année 2012 avec son atelier de création, au débouché du vieux pont, à l’entrée du quartier de la Madeleine. Il y lance sa marque de vêtements, révélant son don pour la couture. Mais c’était sans compter sur les affres de son autre grande passion, l’équitation. Un tragique accident le conduit à revoir la totalité de ses activités. Raphaël se concentre alors sur l’exploitation de chambres d’hôtes haut de gamme, où l’esprit du jeune maître des lieux bouscule les habitudes. La vue sur la Dordogne en fait une destination prisée.

Raphaël Kafka est un jeune-homme de passions. C’est la restauration qui ravive son esprit d’entreprise. L’idée d’un restaurant se fait jour. Ce sera la Kour, à la fin du printemps 2019. Et le restaurant qui se voulait éphémère se sédentarise ; il trouve sa place dans le petit monde fermé des tables bergeracoises. L’originalité et l’authenticité sont consubstantielles de la démarche : la carte, la communication, le concept sont marqués par les influences de Berlin, Ibiza et Amsterdam notamment. A Bergerac, ce décalage était risqué mais assumé. Après tout, dans le milieu de la mode, provoquer et surprendre sont bien monnaie courante. Et l’accueil fut très bon : tant de la part de la profession locale ( lui témoignant même encouragements et bienveillance), que de la clientèle. Comment pouvait-il en être autrement alors que Raphael s’avère intransigeant vis à vis du respect des circuits courts, le travail de cuisine à partir de produits de qualité.

Bergerac est son point de chute. Il veut s’y sentir bien. Son quartier est riche en potentiels. Il souhaite s’investir davantage dans la vie locale avec cette ambition de rapprocher les deux rives en jouant notamment la carte des animations. C’est ainsi qu’il s’est mis à disposition de l’Association des commerçants de la Madeleine. Tout le monde prépare de nombreuses surprises pour les fêtes de Noël. A suivre donc…

Raphael ne manque pas d’énergie ni d’idées : c’est d’ailleurs pendant le confinement qu’il a pu les peaufiner. Mettant à profit cette période difficile, il a su faire évoluer son concept et ses projets. Vous l’aurez compris, la Kour est un lieu en perpétuelle évolution où l’on se laissera toujours surprendre par des recettes de burgers comme des remises au goût du jour d’une cuisine plus traditionnelle. Vous vous laisserez surprendre par les détails de sa décoration, la mixité des publics qui s’y croisent lors des soirées thématiques ou des brunch dominicaux.

Petite exclusivité… On vous révèle que l’origine du pseudo Kafka n’a rien à voir avec l’écrivain. Elle fait écho à l’une de ses passions évoquées dans cet article. À vous d’interroger le trublion de la Madeleine en sa Kour 😉 !

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