Solidarités

« Avec le reconfinement, que les grandes surfaces se limitent à l’alimentaire et aux produits de première nécessité ».

Ils sont des centaines de commerçants dans la situation de Fabienne Cologni, considérés brutalement comme des commerces non essentiels. Au-delà de cette qualification blessante, ils devront s’arrêter de travailler dès ce soir. Se refusant de sombrer dans la résignation, contenant sa colère, la gérante de la boutique de prêt à porter FASHION DAY, rue du Mourier à Bergerac, se mobilise contre la concurrence déloyale des grandes surfaces. On vous explique.

 Nous l’avions croisée il y a encore quelques jours alors qu’elle préparait les animations commerciales de la rue du Mourier avec ses autres collègues commerçants. La fête de la châtaigne et du bourru n’était qu’un échauffement. Cette semaine, ils se préparaient pour Halloween. Ensuite, le mois de novembre venu, les fêtes de Noël se prépareraient dans l’espoir de travailler sereinement. La Covid 19 était dans toutes les têtes. Tout le monde la prenait suffisamment au sérieux pour respecter les gestes barrières. Il faut préciser que lors du premier confinement Fabienne Cologni et d’autres commerçants de sa rue s’étaient déjà mobilisés à ses côtés pour organiser la fabrication et la distribution de masques en tissus dans le cadre de la démarche « Les masques solidaires de Bergerac ».

Le dé-confinement était intervenu presque comme une délivrance. Le souci de la prévention vis-à-vis de la maladie était très grand : chaque pièce de textile manipulée était systématiquement traitée avec un appareil de désinfection. « Après les deux mois de pertes, le public est revenu dans nos boutiques… mais il faut du temps pour compenser le manque à gagner des 55 premiers jours de confinement. » Et il faut dire que pour la vente du textile, tout le monde n’était pas logé à la même enseigne.

« Pendant tout le premier confinement, les grandes surfaces sont restées ouvertes. Et leurs rayons d’habillement sont restés accessibles ». Avec l’annonce du deuxième confinement, le maintien à la vente de ces rayons est vécu un peu comme la goutte d’eau qui pourrait faire déborder le vase. « On va devoir ferme, on n’a pas le choix. Mais que la grande distribution neutralise ses rayons d’habillement. C’est de la concurrence déloyale ». Et à quelques semaines des fêtes de Noël, cela n’est pas loin d’être vécu comme une injustice.  Le message est clair. Toutes les leçons doivent être tirées du premier confinement. Il n’est pas trop tard pour agir. 

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