Environnement

Moustique tigre à Bergerac : en savoir plus sur la terreur de nos jardins

Novembre est arrivé et il est toujours là. Cauchemar de nos jardins mais pas seulement, il prolifère à Bergerac comme partout en France. Le moustique tigre est un fléau. Vous avez pu vous en rendre compte le week-end dernier notamment, si vous avez souhaité prendre l’air ou jardiner. Bergerac avec confiance – l’info profite du reconfinement pour faire le point sur cette terreur de nos extérieurs.

Il nous tient désagréablement compagnie à l’heure de l’apéro. On ne l’éradiquera plus. Les effets cumulés du réchauffement climatique combinés au brassage et aux voyages des populations lui offrent toutes les conditions pour poursuivre son invasion en France. Plus de la moitié du territoire est déjà touchée. Avide des milieux semi-urbain, il y bénéficie de tout ce dont il a besoin pour proliférer : de l’eau dans les jardins (pour se reproduire), des haies arbustives (pour se reposer au frais quand il fait trop chaud) et des humains (pour se nourrir).

Au delà de la nuisance qu’il génère, c’est bien sa capacité à transmettre des maladies telles que le Zika, la Dengue et le Chikungunya qui inquiète les autorités sanitaires.

Mauvaise nouvelle : à défaut d’une période hivernale longue et froide (presque glaciaire) les œufs de la saison en cours survivront jusqu’au printemps prochain : il faudrait au moins 2 heures à -12 ° C pour en venir à bout.

Alors que faire ? Plusieurs solutions seraient envisageables…la plus simple à priori : pulvériser à grande échelle des insecticides. Pourquoi pas, si l’on souhaite exposer la population à des produits chimiques dangereux et prendre le risque de rendre l’insecte résistant à la dernière molécule active. Et en plus, il faudra recommencer, tous les 4-5 jours. Et oui, les insecticides ne tuent pas les larves, même prêtes à éclore…

Lâcher des insectes mâles stériles, qui permettraient de limiter les reproductions et donc la prolifération. Des essais sont en cours à l’étranger, reste à démontrer leur efficacité réelle sur un territoire.

Celle préconisée à l’heure actuelle, à défaut de mieux, mais responsabilisante pour chacun : lutter contre les gîtes larvaires pour limiter leur densité. En effet, ce fourbe animal est capable de pondre ses œufs dans de très petites quantité d’eaux, stagnantes, ou peu agitées. La lutte, s’effectue donc, dans chaque jardin, dans chaque espace public, dans chaque fontaine, dans chaque pneu oublié, dans chaque gobelet jeté…. A défaut d’une période hivernale longue et froide (presque glaciaire) les œufs de la saison en cours survivront jusqu’au printemps prochain : il faudrait au moins 2 heures à -12 ° C pour en venir à bout.

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