Economie

« Vis ma vie de confinée » : Sandrine en télétravail.

Comme beaucoup de bergeracois, le confinement a contraint Sandrine à adopter le télétravail. Pour cette mère de famille, sportive et responsable administrative dans une maison d’enfants à caractère social, la vie s’est réorganisée autour de cette nouvelle modalité de travail. Pour Bergerac avec Confiance – L’info, elle nous livre son quotidien. C’est « vis ma vie de confinée », en télétravail.

A la différence du premier confinement, où toute la cellule familiale était regroupée sous le même toit, Sandrine est la seule à rester travailler au sein de son domicile bergeracois. Son compagnon travaille en présentiel et leur fille continue d’aller à l’école. Mais pas question pour cette jeune mère de famille de rester travailler en pyjama. Et oui, désolé, on est bien loin des clichés véhiculés sur les réseaux sociaux et dans les médias. Pas de trace de pyjama pilou-pilou pendant la visio-conférence : « Il en est hors de question. Je me prépare comme si j’allais au travail. La seule différence est que je n’ai qu’un étage à franchir pour rejoindre mon bureau ». Sandrine travaille dans le bureau que le couple s’était déjà aménagé au sein de leur résidence.

Elle y reste toute la journée, ne s’accordant qu’une pause-café et la coupure du déjeuner. Tordons encore le coup à d’autres idées reçues. Ce n’est pas parce qu’on est en télétravail que la totalité des tâches domestiques doivent vous incomber. Une journée en télétravail est une journée comme les autres. Il arrive même que Sandrine se laisse surprendre par le temps qui passe, y compris lorsque son compagnon revient de son lieu de travail. Le couple se partage d’ailleurs la « contrainte » de l’organisation du repas. Le télétravail est un exercice solitaire du travail : « je reste seule à la maison puisque c’est papa qui dépose notre fille à l’école. Je ne sors pas de la journée. Je commence ma journée par regarder les mails qui sont arrivés depuis la veille. Je multiplie les aides mémoire pour ne rien laisser de côté pour le jour par semaine où je reviens au bureau en présentiel ». Sans grande surprise, c’est le contact humain qui manque le plus à Sandrine, elle, qui travaille normalement en contact étroit avec une de ses collègues : « Ne voir personne, c’est difficile. On se sent un peu seule dans une maison où il n’y a pas de bruit ». Le télétravail reste une situation subie même si elle avoue qu’elle dispose de conditions d’exercice adaptées et qui lui permettent d’être très productive.

Si on la questionne sur les points positifs de ce confinement, le silence de Sandrine est éloquent. Bien entendu, elle passe plus de temps en famille le soir et le week-end. Mais comment mettre de côté ce manque de pratiques sportives et de rencontres avec les amis. Avant le confinement, Sandrine avait une heure trente d’entrainement de tennis par semaine tandis que le dimanche était consacré aux compétitions. Avec le confinement et son heure de promenade autorisée, on est loin du compte : « Le sport me manque vraiment », tel un cri du cœur.

Quant au télétravail, Sandrine lui reconnaît des vertus sur la concentration. Elle ne dirait pas non à une journée par semaine quand le monde sera revenu à un cours plus normal.

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