Solidarités

« Vis ma vie de confinée » : Marie retraitée bergeracoise

Aujourd’hui, nous parlons de Marie, une Bergeracoise de naissance, qui habite une jolie petite maison récente, avec jardin, situé dans le quartier du petit Rooy. A 65 ans depuis peu, elle est retraitée du secteur du service à la personne, depuis 3 ans.

En période habituelle, hors confinement, Marie est très active. Veuve depuis de nombreuses années, son temps est partagé entre la sortie des écoles pour la garde de ses petits enfants, les visites à sa mère qui vit toujours à son domicile sur Bergerac, et la marche entre amies. Bref une vie ordinaire et bien remplie de joyeuse retraitée.

Mais depuis le confinement, sa vie a changé : plus de gardes de ses petits enfants, ni de marches qui permettent d’avoir une activité physique, une vie sociale. Cela lui manque cruellement. « Ne pas voir ses enfants et petits enfants est un crève cœur » dit-elle. « La maison semble vide et triste sans les rires et les jeux des joyeux marmots. Elle est rangée comme si j’attendais un invité de marque, rien ne bouge ».

Une expression revient  sans cesse : « c’est triste ». Elle avoue que cela lui pèse sur le moral ; la solitude rend les journées longues et répétitives. Alors elle fait des balades d’une heure autour de chez elle, seule, « mais les paysages reviennent vite. Même en changeant d’itinéraire, j’ai vite fait l’exploration du rayon d’un kilomètre. »

Il y a bien les visites à sa maman mais cela ne remplace pas le reste. « Pour les gens comme moi, c’est la solitude qui est lourde… Ne pas voir les autres, ne pas partager… Quand avec des promeneurs anonymes nous nous croisons dans la rue, nous nous cachons derrière nos masques. La peur de l’autre est là, l’autre devient une possible menace d’infection. Mais nous n’avons pas le choix ». Marie reste philosophe face à cette crise. Elle a la chance d’avoir une maison avec jardin et elle a même réussi à télécharger un logiciel pour faire des appels visio avec ses petits enfants. Cela ne remplace pas, mais permet de garder le lien. Même si pour elle ce confinement est moins dur que le précédent, la lassitude est plus grande, probablement la saison joue-t-elle aussi un rôle….

Alors elle prend son mal en patience, elle passe un peu de temps sur les réseaux sociaux « par simple curiosité, pour être au courant », un peu de lecture, et surtout beaucoup de patience.

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