Economie

A Bergerac, les offres de restauration à emporter se multiplient.

Bergerac avec Confiance – L’info s’efforce de soutenir le commerce de proximité et les restaurateurs en particulier. Aujourd’hui, nous vous proposons de profiter de la fin de semaine pour faire le point sur la vente de restauration à emporter sur Bergerac. Quelques éléments d’analyse.

La frénésie du Burger ? A Bergerac, comme ailleurs, nous assistons à une multiplication des offres à emporter. Il semblerait même que la ville soit prise par une certaine frénésie du burger où chacun s’efforce de rivaliser d’ingéniosité et de talent. Il est le plat à emporter plébiscité par le consommateur. Pas certain que la diététique aura raison du confinement, mais cela permet de partager un plat autour d’un film, devant la télévision, à la maison… d’apporter une certaine ambiance festive chez soi. Et c’est sûrement la magie du métier de restaurateur que d’y contribuer. Depuis une semaine, un d’entre eux a souhaité revenir à sa carte plus traditionnelle de plats à emporter. Il a retiré ses burgers de la carte ; ses clients n’arrêtent pas de le lui réclamer.

Nouvelle concurrence ? Reste que la recrudescence des ventes à emporter a contribué à créer aussi une concurrence vis-à-vis des commerces qui étaient déjà spécialisés dans ce type de vente.  Pour certains spécialistes du sandwich à emporter, il n’y aura pas d’effet significatif du confinement sur leur chiffre d’affaire habituel ; dans certain cas, cette soudaine concurrence aura même pu enregistrer un certain fléchissement. Quant aux restaurateurs qui ont fait le choix de s’ouvrir à la vente à emporter, il faut bien mesurer que cela ne leur permettra dans certaines hypothèses que de parvenir au tiers du chiffre d’affaire habituel. Du côté des rôtisseurs, présents sur le marché mercredi et samedi matin, pas de fléchissement des ventes de poulets à emporter. Les habitudes de consommation se poursuivent.

S’adapter. Alors en attendant chacun s’adapte. Des restaurateurs bergeracois proposent une bonne partie de leur carte à emporter. D’autres, tous les jours, proposent une nouveauté. Les réseaux sociaux sont appelés à la rescousse pour en assurer la promotion. D’autres tables réputées de Bergerac proposent un menu spécial à emporter ; l’occasion d’améliorer l’ordinaire à la maison, voire de marquer quelques évènements personnels qui méritent d’échapper à la contrainte du confinement.

Les bars. Là aussi, les effets du confinement se font terriblement ressentir. Ils ne peuvent proposer que des boissons chaudes à emporter. Autrement dit les pertes économiques seront d’autant plus draconiennes que le premier confinement avait été plus long et que les contraintes sanitaires sur le service au comptoir avaient perduré tout au long de l’année. La soirée beaujolais nouveau n’a pas eu lieu. La profession trinque.

Globalement, le secteur du bar et de la restauration sera sans doute un des plus touché dans le monde de l’après confinement. Les syndicats de la restauration parlent de 40% de professionnels qui pourraient mettre la clé sous la porte avant la fin de l’année. Et l’annonce d’un maintien de la fermeture administrative jusqu’au 20 janvier prochain n’arrangera rien à la situation. 

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