Sports

« Vis ma vie de confinée » : Eszter, handballeuse bergeracoise

Sixième volet de notre série consacrée au confinement à Bergerac. Aujourd’hui, c’est Eszter, joueuse au club de Handball de Bergerac qui nous livre son témoignage ; une rencontre importante où sportifs et spectateurs sont impatients de se retrouver autour des exploits des premiers.   

Vivre au rythme du confinement quand on est sportif de haut niveau n’est pas facile : plus de compétition et plus de vie en groupe. Il faut alors disposer d’un mental solide et d’une équipe d’encadrement aussi passionnée qu’organisée pour maintenir le niveau sportif. C’est toute l’originalité de notre rencontre avec Eszter, un moment volé au détour du marché de Bergerac. C’est l’occasion d’une rencontre avec une joueuse emblématique du club bergeracois de handball. La jeune femme est présente à Bergerac depuis 11 ans (malgré une parenthèse de 3 ans), au sein de ce qui peut être considéré désormais comme son club de cœur : le Bergerac Périgord Pourpre Handball. Une question nous brûle les lèvres : à quoi ça ressemble le quotidien d’une grande sportive, privée de compétition ? C’est vie ma vie de confinée avec Eszter.  

La jeune femme nous avoue tout de go que ce reconfinement est tout de même très différent du précédent : « Comme j’ai une activité professionnelle, le confinement est moins brutal », voir même très différent. En effet, le premier confinement avait été ressenti par Eszter comme un moment plus personnel : « l’occasion de se retrouver avec soi-même, de faire un peu le point, de se ressourcer. Quelque-part, ce confinement m’avait fait du bien ». Aujourd’hui, c’est l’aspect sportif qui pèse le plus. « Il faut savoir s’organiser » notamment pour garder la forme et ne pas perdre de vue que le championnat est juste sur pause. Bien que jouant en Nationale 1, et que la frontière avec la deuxième division professionnelle soit ténue, la règle est la règle. Les matchs ont dû être arrêtés jusqu’à nouvel ordre.  Et force est de constater qu’Eszter sait faire preuve d’organisation, notamment à travers des séances quotidiennes d’entrainements, solitaires certes, mais indispensables. Le préparateur physique veille. Le club sait aussi s’organiser en utilisant les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Via Zoom, grâce à leurs téléphones ou leurs ordinateurs, les joueuses se retrouvent pour des séances d’entrainement. « C’est frustrant, mais l’esprit collectif est là. On s’entraine mais sans ballon ».

Reste cette soif de compétition que l’on n’arrive pas à assouvir. Le reconfinement est arrivé brutalement, stoppant une équipe bergeracoise de handball qui était sur une bonne dynamique de réussite. Eszter nous l’avoue « les compétitions me manquent. J’ai besoin de me mesurer aux autres », comme le travail au sein du club notamment auprès des plus petits. Laissons le mot de la fin à la jeune femme : « Ca commence vraiment à durer. Je rêve Handball ». Et nous aussi, nous sommes impatients de la retrouver sur les parquets du gymnase Aragon.

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