Solidarités

SSIAD de Bergerac : pourquoi la grève continue.

En ce début d’année, Bergerac avec Confiance – l’Info a souhaité faire le point avec une délégation du Syndicat Autonome du Centre Hospitalier de Bergerac, sur la grève qui dure depuis plus d’un mois au SSIAD. Nous précisons que cette grève est portée par une intersyndicale entre le syndicat autonome et la CGT.

Le mouvement de grève du SSIAD (Service de Soins Infirmiers à Domicile) de l’hôpital de Bergerac commencé le 10 décembre 2020 se poursuit sans que le travail auprès des bénéficiaires ne soit perturbé. Cette structure composée de 15 aides-soignants dont un seul titulaire, d’une infirmière coordinatrice titulaire et d’un cadre de santé a pour mission le maintien ou le retour à domicile, après évaluation, de personnes âgées ou de personnes en situation de handicap. Ce service bergeracois bénéficie de 60 places pour personnes âgées et 6 pour personnes en situation de handicap.

Malgré l’obtention, à l’annonce du préavis de grève début décembre 2020, de tenues de travail complètes et adaptées et l’installation de vestiaires pour les agents, la mobilisation est loin de faiblir. Plusieurs points, et non des moindres, posent encore problème :

  • Paiement du complément de traitement indiciaire issu de l’accord du Ségur avec effet rétroactif au 1er septembre 2020. Nous précisons que l’accord du SEGUR est né, avec la crise de la COVID, pour une revalorisation des conditions salariales des personnels du soin.
  • Titularisation des contractuels qui le souhaitent.
  • Rémunération des contractuels du SSIAD en fonction de la grille actuelle de la fonction publique hospitalière sur un échelon correspondant à leur ancienneté. A l’heure actuelle, 14 des 15 aides-soignants du SSIAD sont contractuels et payés en-dessous du SMIC.
  • Prise en compte dans l’horaire de travail de toutes les tâches réalisées pour le SSIAD et notamment les temps de préparation et de transmission des informations avant départ en visite qui, aujourd’hui, sont effectués chaque matin avant la prise de fonction et non comptabilisés comme temps de travail.

A ce jour, le Syndicat Autonome du Centre Hospitalier de Bergerac a transmis ces revendications au monde politique avec l’espoir que tous les salariés soient enfin considérés de manière égalitaire. La balle est dans le camp du gouvernement. A voir, jusqu’où est prévu le trop fameux « quoi qu’il en coûte ».

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page