Politique

Bergerac : graves inquiétudes pour les subventions aux associations.

A l’occasion du dernier Conseil municipal de Bergerac, seuls les élus de Bergerac avec Confiance ont souhaité marquer leur désapprobation des choix de la municipalité : réduire de 30% l’enveloppe de subventions allouée aux associations et l’absence de critères transparents d’attribution.

Plus de 3 heures de débats, hier soir, salle Anatole France, pour la dernière séance du Conseil municipal de Bergerac. La question des subventions aux associations a été au cœur des préoccupations de certains élus. Tout avait pourtant bien commencé avec, notamment, le choix de voter ces subventions de manière très tôt dans l’année. Mais avec 735.662 euros proposés contre plus d’un million d’euros l’an dernier, le compte est loin d’être bon. Près de 30% de subventions en moins ! Et surtout une absence totale de critères d’attribution. Un exemple. Pour le quarantième anniversaire des radios libres, la majorité municipale décide de baisser les subventions aux radios bergeracoises au motif de les inciter à se regrouper et à mutualiser. Chacun jugera alors que cette demande de mutualisation ne s’applique qu’à ces seules associations.

Le tissu sportif associatif bergeracois est la grande victime des restrictions budgétaires proposées. Un simple acompte de 30% du montant initial a été voté, au motif que les clubs sportifs ont moins de dépenses. C’est un peu vite oublier que les subventions municipales sont ciblées le plus souvent sur l’accompagnement des jeunes et des femmes. C’est tout le budget de la formation qui est remis en question. Ne perdons pas de vue que les éducateurs ne sont pas des salariés ; ils ne peuvent pas prétendre aux prises en charge par le chômage partiel. En ces temps de pseudo-confinements et de restrictions de nos déplacements, chacun jugera de la nécessité de soutenir ou pas les clubs sportifs.

Les élus de Bergerac avec Confiance ne pouvaient pas voter contre des subventions aux associations. En revanche, il était hors de question de cautionner cette baisse de subvention, cette attaque contre les radios libres, cette absence de transparence dans les critères d’attribution. L’abstention est un marqueur de défiance contre cette politique.

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